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Pink Poppy Flowers

Ritual

SPECULUM  STELLÆ

Okuno-in

Le Dialogue du retour

Inspirée de Charles Baudouin et de la figure du passeur, cette installation est un chemin de retour vers soi. Dans la pénombre, un fleuve d'encre, près de mille plumes de corbeau, miroite comme des cendres de lune. Un humble pont fait seuil : chaque pas s'y fait autre.

 

Choisissez une fiole de poussière de lumière, écho des omikuji des sanctuaires. Un chiffre vous mène à un miroir fendu et à un livre. En vous penchant, votre visage se réfléchit entre les lignes. Ouvrez la page, non pour trouver une réponse, mais pour laisser une phrase vous choisir. Traverser n'est pas fuir, mais entrer en échange. Repartez non avec un objet, mais avec une clarté sur vous-même. Le corbeau veille.

Inspired by Charles Baudouin and the figure of the ferryman, this installation is a path of return to oneself. In the half-light, a river of ink — nearly a thousand raven feathers — shimmers like ashes of moon. A humble bridge becomes a threshold: each step upon it turns you other.

Choose a vial of light-dust, an echo of the omikuji of sanctuaries. A number leads you to a cracked mirror and a book. As you lean in, your face is reflected between the lines. Open the page — not to find an answer, but to let a sentence choose you.

To cross is not to flee, but to enter into exchange. Leave not with an object, but with a clarity about yourself. The raven watches.

Dans l'ombre d'une cave, un arbre suspendu ; une plume posée sur l'or : la vie recommence. Inspirée du cimetière sacré du mont Kōya, l'installation transforme l'espace en forêt inversée, des branches descendent du plafond comme des racines, portées par le parfum du Zukoh et les sons lointains des corbeaux.

Au sol, un cercle de mousse entoure une plume noire. L'arbre lévite, porteur de lichen et de feuilles d'or : signe d'une renaissance.

Prenez une illustration-talisman. En échange, inscrivez un vœu sur un rouleau de papier, scellez-le d'un fil d'or et suspendez-le à une branche, un geste simple pour tisser un lien entre le visible et l'invisible.

In the shadow of a cellar, a suspended tree; a feather laid upon gold: life begins again. Inspired by the sacred cemetery of Mount Kōya, the installation turns the space into an inverted forest, branches descend from the ceiling like roots, carried by the scent of Zukoh and the distant sounds of ravens.

On the ground, a circle of moss surrounds a black feather. The tree levitates, bearing lichen and leaves of gold: the sign of a rebirth.

Take a talisman-illustration. In exchange, inscribe a wish on a scroll of paper, seal it with a golden thread, and hang it from a branch — a simple gesture to weave a bond between the visible and the invisible.

Les œuvres artistiques rituelles de Jorge Canete sont des gestes offerts au temps. Elles se transforment au passage de chacun, équilibrent le don et le contre-don, et ouvrent des parenthèses où l’on respire, réfléchit, se relie. Elles questionnent notre destin, et laissent à nos traces le soin de répondre.

Ritual artworks are gestures offered to time. They transform with each passage, balancing gift and return, and open parentheses where we breathe, reflect, and reconnect. They question our destiny, leaving our traces to answer.

Le rituel du fil d'or. Devant cette installation, pensez à un être cher, parti, présent, ou jamais rencontré, dont la présence compte.

Si vous le souhaitez, nouez un fil d'or à l'une des branches. Ce fil est une poésie nouée, un lien tissé avec l'autre : une façon de faire vivre une présence, de prolonger un écho intérieur et de l'inscrire doucement dans le visible.

Chaque fil devient un fragment de vous, un geste simple et silencieux qui vous lie à jamais à l'autre.

The ritual of the golden thread. Before this installation, think of someone dear — departed, present, or never met — whose presence matters to you.

If you wish, tie a golden thread to one of the branches. This thread is a knotted poem, a bond woven with the other: a way to keep a presence alive, to prolong an inner echo and inscribe it gently into the visible.

Each thread becomes a fragment of you, a simple and silent gesture that binds you to the other forever.


Cette installation se traverse comme un rituel silencieux, entre la vie visible et les chemins invisibles qui composent un destin.

Un grand miroir circulaire évoque un étang, cerné de mousse et d'arbres fragiles. Avant d'y prendre un petit miroir, formulez une question adressée à votre propre vie. À son revers, un hexagramme du Yi Jing : il ne prédit rien, il ouvre une résonance.

Plus loin, sept miroirs portent chacun une branche et une plume de corbeau. De face, la branche paraît nue ; dans son reflet seul apparaît un chemin d'or — les étapes franchies, les choix accomplis, et les vies parallèles que chaque décision a doucement écartées. par fidélités, par renoncements, jusqu’au point mystérieux où elle cesse.
Avant de quitter l’installation, déposez votre petit 
Une création musicale originale de Priscille Oehninger ouvre votre traversée — comme si l’ombre elle-même trouvait enfin une voix pour se souvenir de la lumière.

Hommage à M. F.

Cette installation se traverse comme un rituel silencieux, entre la vie visible et les chemins invisibles qui composent un destin. Un grand miroir circulaire évoque un étang, cerné de mousse et d'arbres fragiles. Avant d'y prendre un petit miroir, formulez une question adressée à votre propre vie. À son revers, un hexagramme du Yi King : il ne prédit rien, il ouvre une résonance. Plus loin, sept miroirs portent chacun une branche et une plume de corbeau. De face, la branche paraît nue ; dans son reflet seul apparaît un chemin d'or,  les étapes franchies, les choix accomplis, et les vies parallèles que chaque décision a doucement écartées.

This installation is crossed like a silent ritual, between the visible life and the invisible paths that compose a destiny.

A great circular mirror evokes a pond, ringed with moss and fragile trees. Before taking one of the small mirrors, form a question addressed to your own life. On its back, a hexagram from the Yi King: it foretells nothing — it opens a resonance.

Further on, seven mirrors each bear a branch and a raven's feather. Seen directly, the branch seems bare; only in its reflection does a path of gold appear — the stages crossed, the choices made, and the parallel lives that each decision quietly set aside.

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